Le nouveau cimetière (1867)

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Jusqu’en 1867, le cimetière entoure l’église et ne peut plus s’étendre .

La commune n’a pas les moyens d’acquérir un nouvel emplacement .

M.Vital Martiry et sa femme Marie Sarraute, achètent à M.Léon Auguères un champ à côté de l’église dans le but de le donner à la commune. En échange, la mairie accordera une concession à perpétuité aux donateurs et au vendeur.

De plus, la mairie devra faire inscrire sur la porte du nouveau cimetière le nom des donateurs .

Le conseil municipal accepte la donation et ses conditions le 14 avril 1867.

 

 

EN février 1868, la préfecture de Muret rappelle à la mairie que l’accord des concessions à perpétuité aux donateurs les oblige à verser un tiers de leur prix aux pauvres de la commune.

Le bureau de bienfaisance du village obtiendra 100F .

 

 Compte-rendu des recherches effectuées aux archives départementales par Claude Zanconato ( archives 2E 4450 2 M1)

 

** Le cimetière a été étendu deux fois depuis cette époque, d’abord dans sa partie plus haute, puis vers les écoles.

 

 

 

 

traduction de la délibération du conseil municipal (orthographe de l’époque)

 Séance extraordinaire du conseil municipal en date du 14 avril 1867.

Composition du conseil Abadie Bertrand, Vidal, Baqué Dominique, Manent Nicolas, Itart Jean-Marie, Ferrié Raymond, Benac Jean-Pierre, Vital Gaudens.)

 »M. le maire expose au conseil que depuis fort longtemps, le vœu des habitants de la commune est que le cimetière actuel sois déplacé, parce qu’il est trop exigu en égard à la population de la commune et que dans la position où il se trouve, soit à cause de la promenade et des chemins publics auxquels il est confronté qu’à cause du rapprochement des maisons, il ne peut être agrandi.

Que l’état des ressources financières de la commune est le motif pour lequel on n’a pas satisfait ce vœu si légitime.

Que le sieur Vital Martiry et dame Marie Sarraute, son épouse, propriétaires à Mondavezan voulant faire un acte de bienfaisance en faveur de la commune ont acquis un …………(manque une ligne) à l’aspect du nord du quartier du Tapiau à environ quarante mètres de distance de l’église et qu’ils l’ont acquis dans le seul but d’en faire don à la commune pour l’établissement d’un cimetière.

Cette donnation(sic) doit être faite sous les réserves suivantes :

1 que le dit immeuble sera converti en cimetière à l’usage de la commune de Mondavezan.

2 Les donnateurs réservent sur le dit immeuble un carré de 4 mètres de côté pour y établir un caveau destiné à recevoir les restes mortels des donnateurs seulement. Cette réserve est faite à perpétuité.

3 De conserver également à perpétuité un pareil carré de 4 mètres de côté pris comme le précédent sur le même terrain pour y établir un caveau destiné à recevoir les restes mortels de M. Auguères Léon, précédent propriétaire du terrain, de sa dame(?) et de ses descendants.

4 D’établir aux frais de la commune de Mondavezan sur la porte d’entrée qui devra être construite sur ce terrain une inscription portant que les dits Vital Martiry et dame Marie Sarraute sont donnateurs du terrain du dit cimetière.

Le conseil ouï l’exposé qui précède

Vu les clauses et conditions auxquelles les époux Vital veulent donner un terrain à la commune de Mondavezan pour y établir un cimetière

Attendu que les conditions de la donnation ne sauraient dans aucun cas être onéreuses à la commune

Qu’à défaut de réserves spéciales et entété(?) de toute justice de les concéder gratuitement aux donnateurs et au précédent propriétaire du terrain qui l’a cédé à un bas prix afin de faire profiter la commune de la libéralité(?) des donnateurs.

Qu’il est urgent de déplacer le cimetière

Que le terrain acquis par les époux Vital Martiry pour en faire don à la commune d’une contenance deux fois plus grande que celle du cimetière actuel.

Que par son rapprochement de l’église et son aspect au nord, ce terrain est on ne peut plus convenable pour l’objet auquel il est destiné.

Pour tous ces motifs, le conseil délibérant à l’unanimité, autorise M. le Maire à accepter la donnation des époux Vital Martiry.

Ainsi délibéré, à Mondavezan. »