L’enseignement scolaire de 1799 à 1824

Les archives communales de Mondavezan pour la période de 1799 à 1824 sont absentes ou disparues. Cela arrive souvent car les communes ne prenaient pas de précautions ou des incidents, comme les incendies ou l’humidité, peuvent détériorer des périodes. Ce n’est pas une exclusivité pour Mondavezan. Nous n’avons pas d’information sur le mouvement de l’enseignement scolaire du village à part quelques informations issues des archives départementales qui gardent des informations sur les communes.

Bonaparte fomente le coup d’état du 9 novembre 1799 (18 brumaire an VIII) et instaure le consulat. A partir de 1802, le régime napoléonien se désintéresse de l’instruction primaire. Il remet en place ce qui existait avant la Révolution. Par mesure d’économie, Napoléon rétablit les congrégations religieuses qui vont reprendre dans certains endroits la direction de l’enseignement primaire.

Les écoles redeviennent à la charge des communes. La rétribution des familles est fixée par le conseil municipal. Les instituteurs sont choisis par le maire. Ils ont toujours droit au logement mais en retour, ils doivent admettre gratuitement 1/5 de l’effectif.

Le régime décide de fixer pour toutes les écoles, publiques ou privées de prendre, en plus du dimanche, un jour de repos supplémentaire, le jeudi (Arrêté du 2 prairial an 10).

Les biens ecclésiastiques non vendus sont rendus à l’église. Souvent, les instituteurs y logeaient, profitaient du jardin et y accueillaient les élèves. On remplace ce logement par une indemnité toujours faible parce que la presque totalité des communes rurales n’ont pas assez de revenu pour faire face aux dépenses indispensables. Il est difficile de trouver dans ces conditions des individus intéressés.

Pour contrôler l’enseignement , Napoléon crée l’université par le décret du 17 mars 1808. L’enseignement public est confié exclusivement à l’Université. L’université est composée d’académies ayant à leurs têtes des recteurs assistés de deux inspecteurs.

Battu à Liepzig, Napoléon abdique le 6 avril 1814.

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Après le départ de Napoléon vers l’île de Sainte-Hélène, Louis XVIII est proclamé roi des Français.

Le gouvernement décide de former dans chaque canton, un comité qui aura pour but de surveiller et encourager l’instruction primaire sous la surveillance du curé et du maire.

Le gouvernement se rend compte qu’il manque un très grand nombre d’écoles et que celles existantes ont besoin d’être améliorées.

Ordonnance royale du 29 février 1816

Elle demande aux communes de se doter d’une école et d’assurer l’instruction gratuite aux enfants indigents. Mais, aucune explication n’est donnée aux communes de quelle manière et avec quel moyen elles doivent donner l’instruction gratuite. C’est un premier pas vers vers une liste d’enfants admis gratuitement et qui sera généralisée dans les années 1850.

Chaque école aura pour surveillants spéciaux le curé ou le desservant de la paroisse et le maire de la commune où elle est située.

Tout particulier qui voudra se vouer aux fonctions d’instituteurs primaires devra présenter au recteur de son académie un certificat de bonne conduite des curés et maires de la commune ou des communes où il aura habité depuis trois ans au moins. Il recevra, s’il en est trouvé digne, un brevet de capacité.

Les garçons et les filles ne pourront jamais être réunis pour recevoir l’enseignement.

Les membres des comités cantonaux seront chargés de veiller au maintien de l’ordre, des mœurs et de l’enseignement religieux.

La commission d’instruction publique a certaines obligations. Les curés et les maires sont chargés de visiter régulièrement les écoles situées dans leurs communes.

Les surveillants spéciaux ne regardent en définitive que la capacité des instituteurs et les curés si les devoirs religieux sont remplis.

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On trouve dans les archives départementales, une enquête effectuée dans les communes du département en 1819 dont en voici la teneur en ce qui concerne Mondavezan.

Le Maire de Mondavezan, M. Larrey donne le bilan de la commune le 2 août 1819.

« Il existe dans cette commune deux instituteurs dûment autorisés, qui ont chacun son école. Ils sont payés par les parents des élèves. La commune ne possède aucune ressource pour les salarier. Chaque instituteur a environ 25 élèves. Je dis, environ, parce que le nombre varie à certaines époques de l’année, en raison du besoin que les parents ont de leurs enfants pour la surveillance de leurs bestiaux, pour l’exploitation de leurs récoltes etc …………… »

Il déclare une population de 875 individus. Il donne le nombre d’enfants susceptibles d’être appelés dans les écoles actuellement existantes : 68 garçons et 20 filles. Il annonce le nombre des enfants reçus dans les écoles actuellement existantes : 48 garçons et 2 filles. La municipalité ne projette aucune construction d’école. Il n’y pas d’école privée et aucun projet d’en créer.  ⇒⇒⇒

La situation de Mondavezan est quand même enviable envers les autres communes du canton de Cazères.

Malgré une forte population agricole, beaucoup d’enfants fréquentent les deux écoles du village. A Cazères, la moitié des enfants en âge d’être scolarisés ne fréquentent pas les écoles. A Palaminy où il y a 877 individus , il n’y pas d’école. Elle ouvre le 5 août 1819.

A Couladère, il n’y a pas d’école et certains enfants vont à Cazères. A Martres il y a 35 garçons mais aucune fille dans les écoles.

Pour exercer, le maître doit obtenir successivement un certificat de bonne conduite auprès du curé et du maire et un brevet de capacité délivré par un jury. Mais, il n’y pas de formation organisée.

Louis XVIII meurt en 1824 et c’est son frère, Charles X qui lui succède.

Il est très attaché à l’ Ancien régime et avec lui, l’église reprend son emprise sur l’enseignement.